Les neuf Chaires UNESCO de
Côte d’Ivoire veulent renforcer leur rôle dans la construction des sociétés du
savoir et dans l’appui aux politiques publiques. Elles se sont retrouvées, ce jeudi
4 juin 2026, à la salle polyvalente de l’Université Virtuelle de Côte d’Ivoire
(UVCI), dans le cadre d’un atelier de renforcement des capacités et de partage
d’expériences.
L’initiative est portée par
la Commission nationale ivoirienne pour l’UNESCO, en partenariat avec le Bureau
UNESCO d’Abidjan et l’UVCI. Elle a réuni des présidents d’universités, des
titulaires et cotitulaires de Chaires UNESCO, ainsi que des porteurs de projets
de création de nouvelles chaires.
Placée sous le thème « Les
Chaires UNESCO : un réseau de construction des sociétés de savoirs, de
mutualisation des ressources académiques et d’élaboration de politiques
publiques au bénéfice de la société civile et des communautés locales », la
rencontre a servi de cadre de concertation, de bilan et de projection
stratégique.
Au-delà du partage
d’expériences, les participants ont travaillé sur l’état des lieux des chaires
existantes, la déclinaison de leurs plans d’action annuels, l’identification
des bonnes pratiques à valoriser et les possibilités de collaboration aux
niveaux national et international.
Pour Éloi Kouassi,
représentant du ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de
l’Enseignement technique, cette rencontre traduit la vitalité d’un réseau qui
demeure l’un des instruments majeurs de coopération intellectuelle et
scientifique promus par l’UNESCO. Selon lui, les Chaires UNESCO ne sont pas
seulement des structures universitaires : elles sont aussi des espaces
d’excellence où se rencontrent recherche, formation, innovation et engagement
citoyen.
Il a invité les chaires à
accélérer leur contribution à la réalisation des idéaux de l’UNESCO, à aligner
leurs actions sur les priorités nationales et à rendre plus visibles les
résultats de leurs travaux. Il a également réaffirmé l’engagement du ministère
à accompagner ces dispositifs afin qu’ils deviennent de véritables leviers
d’aide à la décision.
Le Chef du Bureau UNESCO
d’Abidjan, Mame Omar Diop, a salué le chemin parcouru par les Chaires UNESCO en
Côte d’Ivoire. Plus de trois décennies après leur mise en place, leur
contribution est jugée significative dans des domaines aussi variés que
l’égalité des genres, l’autonomisation des femmes, l’intelligence artificielle,
la culture de la paix, la ville durable ou encore l’intégration africaine.
Il a également rendu hommage
aux titulaires des neuf chaires pour leur résilience, leur créativité et leur
capacité à positionner ces structures comme des pôles d’excellence pour la
recherche, l’innovation et l’aide à la décision publique. Pour le Bureau UNESCO
d’Abidjan, les chaires constituent aujourd’hui des instruments privilégiés pour
accompagner la transformation culturelle, scientifique et technologique de
l’Afrique.
Le Secrétaire général de la
Commission nationale ivoirienne pour l’UNESCO, Professeur N’Golo Aboudou Soro,
a insisté sur la portée opérationnelle du thème de l’atelier. À ses yeux, la
construction des sociétés du savoir suppose que la connaissance soit produite,
partagée, valorisée et mise au service du bien commun.
Il a surtout appelé les
chaires à dépasser les logiques isolées pour former un véritable réseau
national. Pour lui, la mutualisation des ressources académiques doit permettre
de renforcer les capacités d’action, d’innovation et d’impact des Chaires
UNESCO, au bénéfice des universités, des pouvoirs publics, de la société civile
et des communautés locales.
Hôte de la rencontre, le
Président de l’Université Virtuelle de Côte d’Ivoire, Professeur Koné Tiémoman,
s’est réjoui de la tenue de cet atelier à l’UVCI, une institution qui accorde
une grande importance au partage des connaissances. Il a rappelé que cette
rencontre devait permettre aux chaires de mieux se connaître, de partager leurs
expériences et de s’instruire mutuellement.
À travers cet atelier, les Chaires
UNESCO de Côte d’Ivoire entendent donc faire de leur diversité thématique une
force collective. Leur ambition commune est claire : produire des savoirs
utiles, renforcer la coopération universitaire et contribuer plus efficacement
aux réponses attendues face aux défis de développement du pays.