Cette importante rencontre, organisée tous les deux ans, permet aux États membres de faire le bilan des programmes et initiatives de l’UNESCO, d’adopter de nouvelles orientations et de définir les priorités de l’Organisation dans les domaines de l’éducation, des sciences, de la culture, de la communication et de l’information.
L’édition 2025 a revêtu un caractère particulier. Pour la première fois, la Conférence générale de l’UNESCO s’est tenue en Asie centrale, hors du siège de l’Organisation à Paris. Elle a rassemblé plus de 4 600 délégués venus de plus de 180 États membres, confirmant l’importance du multilatéralisme scientifique, culturel et éducatif dans un contexte mondial marqué par de profondes mutations.
Une délégation ivoirienne conduite par la Ministre Mariatou KONÉ
La Côte d’Ivoire était représentée par une délégation conduite par le Professeur Mariatou KONÉ, Ministre de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation, Présidente de la Commission Nationale Ivoirienne pour l’UNESCO.
La délégation comprenait notamment S.E.M. Professeure Ramata BAKAYOKO-LY, Ambassadrice, Déléguée permanente de la Côte d’Ivoire auprès de l’UNESCO à Paris ; Professeur SORO N’Golo Aboudou, Secrétaire Général de la Commission Nationale Ivoirienne pour l’UNESCO ; ainsi que Professeur KOUAMÉ Koffi Fernand, Titulaire de la Chaire UNESCO « Intelligence Artificielle, Humanités et Science Ouverte » de l’UVCI.
La participation de la Chaire IAHSO à cette conférence traduit l’engagement de l’UVCI et de la Côte d’Ivoire dans les grands débats internationaux relatifs à l’intelligence artificielle, à la science ouverte, à l’éthique des technologies émergentes et à la coopération scientifique.
La Chaire IAHSO porte la voix de la Côte d’Ivoire sur l’éthique de l’IA et des neurotechnologies
Dans le cadre des travaux de la Commission des Sciences Humaines et Sociales, le Professeur KOUAMÉ Koffi Fernand est intervenu, au nom de la Côte d’Ivoire, sur les enjeux liés à l’éthique des technologies émergentes.
La Côte d’Ivoire a salué l’adoption de la Recommandation de l’UNESCO sur l’éthique des neurotechnologies, présentée comme complémentaire à la Recommandation de 2021 sur l’éthique de l’intelligence artificielle. Cette intervention a permis de réaffirmer l’engagement du pays en faveur d’une recherche scientifique respectueuse de la dignité humaine, du consentement éclairé, de la protection de la vie privée mentale et des principes fondamentaux de l’éthique.
La délégation ivoirienne a également mis en avant la Stratégie nationale de l’intelligence artificielle ainsi que les travaux conduits par les Chaires UNESCO ivoiriennes dans les domaines de la bioéthique, de la prospective, de l’intelligence artificielle et de la science ouverte. Ces initiatives témoignent du positionnement croissant de la Côte d’Ivoire comme acteur africain engagé dans la gouvernance éthique des technologies émergentes.
La science ouverte au cœur des priorités ivoiriennes
La Chaire IAHSO a également contribué aux travaux de la Commission des Sciences Exactes et Naturelles, notamment lors des échanges consacrés à l’application de la Recommandation de l’UNESCO de 2021 sur la science ouverte.
À cette occasion, la Côte d’Ivoire a réaffirmé sa vision de la science comme bien commun mondial, au service du progrès humain, de l’équité et du développement durable. Plusieurs initiatives nationales ont été mises en avant, notamment la Bibliothèque Virtuelle nationale, l’Open Access Week Côte d’Ivoire, le Centre de Savoir Mémoire du Monde, ainsi que les actions de formation des chercheurs à l’open data et aux identifiants persistants.
La création, en 2025, de la Chaire UNESCO IAHSO marque une nouvelle étape dans cette dynamique. Elle offre un cadre institutionnel pour renforcer la formation, la recherche, l’animation scientifique et la coopération internationale autour de la science ouverte, de l’intelligence artificielle et des humanités numériques.
Renforcer la coopération internationale et les réseaux UNESCO
La participation de la Côte d’Ivoire à cette 43e Conférence générale a permis d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération avec plusieurs pays, notamment dans les domaines de l’éducation, de la culture, de la recherche, de l’innovation et des technologies.
Les travaux ont également permis de formuler plusieurs recommandations stratégiques, parmi lesquelles le renforcement de la mise en œuvre des recommandations de l’UNESCO, l’accélération de la Stratégie nationale d’intelligence artificielle, le soutien institutionnel aux Chaires UNESCO nationales et la consolidation des initiatives de science ouverte.
Pour la Chaire IAHSO, ces orientations constituent des leviers importants pour développer des projets interdisciplinaires, renforcer les programmes de formation et de sensibilisation, mobiliser des partenariats scientifiques et contribuer à une meilleure appropriation des enjeux de l’IA, de la science ouverte et de l’éthique technologique par les chercheurs, les étudiants, les enseignants, les jeunes et les acteurs socioéconomiques.
Une participation stratégique pour le rayonnement scientifique de la Côte d’Ivoire
La 43e Conférence générale de l’UNESCO a constitué un moment stratégique pour réaffirmer l’engagement de la Côte d’Ivoire en faveur de l’éducation, de la science, de la culture, de la paix et de l’innovation responsable.
À travers la participation active de la Chaire UNESCO IAHSO, l’UVCI confirme son rôle dans la promotion d’une intelligence artificielle éthique, d’une science ouverte et d’une coopération scientifique internationale plus équitable. Cette présence à Samarcande renforce également le positionnement de la Chaire comme plateforme de réflexion, de formation et d’action au service des transformations scientifiques et numériques en Afrique.
Au-delà des travaux institutionnels, cette participation ouvre de nouvelles perspectives pour amplifier les actions de la Chaire IAHSO dans les domaines de la recherche, de la formation, du plaidoyer, de la vulgarisation scientifique et du dialogue entre science, société et politiques publiques.
En s’inscrivant dans les réseaux internationaux de l’UNESCO, la Chaire IAHSO entend poursuivre sa mission : contribuer à bâtir une intelligence artificielle responsable, une science plus ouverte et un écosystème africain de savoirs fondé sur l’éthique, l’inclusion, la coopération et le développement durable.